Questions Réponses

Questions relatives à mon voyage

J’avais un certain nombre de souhaits: l’Antarctique, l’Amérique latine (principalement les Andes), l’île de Pâques, les sites archéologiques, … La meilleure solution était de commencer à une extrémité, la Terre de Feu, et de définir un point d’arrivée, Mexico. Globalement, j’avais à me diriger vers le nord.
Pour le reste, j’avais pris un aller simple, un sac à dos, un bon guide (Lonely Planet) et j’ai construis mon voyage au fur et à mesure ! La passion et la curiosité firent le reste.

L’Amérique du Sud fut ma destination de choix pour plusieurs raisons: les civilisations précolombiennes (mayas, incas, île de Pâques), des montagnes mythiques et la grande nature (Patagonie, Cordillère des Andes), la proximité de l’Antarctique, …
Je ne voulais pas faire un tour du monde en passant un ou deux mois par pays ou par continent. Je suis parti 13 mois, et je ne voulais pas faire l’équivalent de 13 congés payés annuels. Je voulais avoir du temps ! Je cherchais surtout la grande liberté: je suis parti avec un aller-simple à l’extrémité du continent.
Dans un sens, après deux ans au Japon, j’ai quand même fait un tour du monde: Paris – Tokyo – Seattle – Miami – Buenos Aires – Ushuaia … Mexico – Paris.

J’ai une nette préférence pour les Lonely Planet. Ils sont assez complets avec de nombreuses informations pratiques (transports, logement) et cartes. Les aspects culturels sont corrects sans être exceptionnels.
Même si certaines destinations sont en français, la majorité des ouvrages sont en anglais.
La liste des titres utilisés est disponible dans la bibliographie.

J’ai principalement utilisé le Trekking in the Patagonian Andes (Lonely Planet) pour la Patagonie.
Pour les autres trekkings, je me suis fié à mes guides de voyage et je me suis renseigné localement.
La série Backpacking in … (éditions Bradt) existe en anglais pour le Chili, l’Argentine, la Bolivie et le Pérou.
Concernant les trekkings en Patagonie, j’ai fait les suivants :

  • Parque Nacional de Tierra del Fuego : 1 semaine de randonnées quotidiennes
  • Torres del Paine : 8 jours. J’ai préféré faire le circuit en W et quelques variantes plutôt que le circuit classique.
  • Cerro Torre et Fitz Roy : 8 jours
  • Parque Nacional de Chiloe : 3 jours
  • Parque Nacional Alerce Andino : 3 jours
  • Parque Nacional Villarica (3 jours) + ascension du volcan Villarica
  • Parque Nacional Huerquehue (3 jours)
  • Pampa Linda auprès du Mont Tronador & Cerro Catédral (près de Bariloche)

Partir seul aussi longtemps dans des climats aussi variés m’a obligé à faire des compromis dans la constitution de mon sac à dos.

  • un sac de couchage : il faisait 1kg et résistait jusqu’à +2°C (compromis poids-volume pour l’ensemble de mon périple). Il était parfait en altitude car les hôtels pas chers n’ont que rarement le chauffage et des couvertures !!! Il était pratique pour les endroits à l’hygiène douteuse. Il était nécessaire pour le camping mais il s’avérait insuffisant en Patagonie du Sud (sol glacial, nuits très fraîches).
  • une veste en Gote-Tex contre le vent, le froid et la pluie.
  • gants et bonnet furent parfois très appréciés.
  • bonne paire de chaussures de randonnée
  • pour le camping: petite tente en Gore-Tex (2m*1m), un réchaud (le camping-gaz est déconseillé car peu performant par froid et vent)

Le plus difficile fut de se décider à partir. Une fois sur place, j’étais dans mon voyage et tout paraissait si facile ! Après 10 mois de voyages, j’ai commencé à ressentir une certaine lassitude et à devenir plus difficile et exigeant sur le plaisir de la découverte et de l’étonnement. Cela correspondait également avec ma dysenterie où je n’étais pas en grande forme.

Non à l’exception de mon amie (qui n’avait pas faire un tel périple). Elle vint me retrouver pendant 10 jours après plus de 5 mois de voyage. D’une manière générale, donner rendez-vous est délicat car cela donne une contrainte de temps et d’espace: il faut donc adapter son parcours en conséquence.
Lorsqu’on commence à parler d’un tel projet, il est rarement considéré comme sérieux. Et, finalement, le projet avançant (réservation des billets, arrêt du travail, …), de plus en plus de personnes vous envient et souhaitent vous accompagner pendant une partie du voyage. Personnellement, cela ne correspondait pas à ma vision du voyage: si je partais seul, c’était pour voyager seul.

J’aborde peu les aspects problèmes sur le site car d’une part, je n’en ai pas vraiment connus, et d’autre part, on a tendance à les oublier au profit des bons moments.
J’ai été épargné par le vol (malgré quelques tentatives). J’ai eu quelques problèmes avec des animaux (rats, chien, …) et avec certains passages de frontières.
Mon problème principal fut la maladie avec deux ou trois grippes passagères mais surtout avec une une dysenterie amibienne (grosse fatigue, perte de sang et de poids, …) que j’ai trainée pendant trois mois du Pérou jusqu’au Guatemala.
J’ai eu de grosses frayeurs avec les transports en commun et les éléments naturels (coup de foudre à côté de la tente, cyclone Mitch, …).
Il y a aussi quelques passages à vide avec une baisse de moral et d’énergie: météo exécrable, sentiment d’éloignement, rester coincer dans un village sans rien à faire, déception d’un site ou d’une ville, …

Bien sûr, j’étais heureux de terminer ce voyage et de revoir mon amie, ma famille, mes amis, … Je mis plusieurs mois à retrouver une activité professionnelle. Je n’étais pas toujours très motivé. Et puis, après une telle expérience, convaincre les interlocuteurs lors des entretiens n’est pas toujours évident.
Outre le fait de redevenir « sédentaire », il a fallu se réhabituer à la hiérarchie, aux contraintes quotidiennes, au train-train, … On prend goût à la liberté.
Aujourd’hui, même si ma vie actuelle me convient, il me reste encore une certaine amertume et nostalgie de ce moment !

Après deux ans au Japon et un an de voyage en Amérique du Sud, j’avais envie de revenir en France. J’avais secrétement espéré pouvoir trouver une activité liée aux voyages, mais finalement, j’ai repris une vie normale.
Je travaille dans le même domaine qu’auparavant (réseaux et télécom) à Paris dans un groupe international.
Mais le virus du voyage est toujours en moi.

Questions pratiques

On se rend en Antarctique soit comme touriste soit pour le travail. D’une manière générale, l’Antarctique est très onéreuse pour les touristes.
J’ai préféré passer par une agence de voyages spécialisée dans ce type de destination pour deux raisons principales:
  • aucun bateau/avion ne se rend régulièrement sur des destinations telles que l’île Géorgie du Sud et l’Antarctique.
  • je voulais observer des oiseaux: en prenant un voyage orienté ornithologie, on peut se rendre sur des sites non fréquentés et difficilement atteignables.
J’avais réservé mon voyage avant de partir.
Il y a d’autre solutions plus hasardeuses: certains voyageurs ont eu des tickets dernière minute un peu moins cher ou d’autres sont partis par l’armée chilienne ou argentine qui se rend sur leurs bases (arrivé sur la base, les possibilités de déplacement semblent assez restreintes).
Pour les touristes, le principal port de départ est Ushuaia (Argentine). Les autres ports sont Punta Arenas (Chili), Cape Town (Afrique du Sud), Hobart (Australie) et Christchurch (Nouvelle-Zélande). La page des liens présentent quelques agences de voyages proposant des croisières en Antarctique.

On ne peut s’y rendre que depuis Tahiti ou Santiago (Chili).
Une seule compagnie propose des vols: Lan Chile (la compagnie nationale chilienne). Dans chaque direction, ce sont 3 vols par semaine.
Les prix du billet sont élevés. Il faut mieux réserver à l’avance, en particulier, au moment du festival (début février).
Beaucoup de personnes n’y passe que deux ou trois jours. A mon avis, cette île mérite plus de temps. Personnellement, j’y ai passé 10 jours et cela ne fut pas trop court.

Il n’existe plus de route reliant le Panama à la Colombie. Le détroit de Darién est une zone inhospitalière : jungle et passages de trafiquants en tout genre. Toutefois, il est possible de prendre des bateaux pour relier les deux pays.
Personnellement, j’ai pris l’avion et donc je ne pourrais pas donner plus d’informations.
Les guides Central America on a Shoestring & South America on a Shoestring (Lonely Planet) et les Mexico & Central America Handbook & South America Handbook sont de véritables mines d’informations et expliquent les différentes manières de traverser cette frontière.

En Amérique Latine, deux pays permettent un budget économique : la Bolivie et le Guatemala.
Avec les récents problèmes économiques, l’Argentine est devenu nettement plus abordable qu’auparavant.
Néanmoins, si le budget est la principale contrainte d’un voyage, l’Asie et l’Afrique s’avérent nettement moins chers que l’Amérique Latine.

Je vous conseille de vous renseigner au consulat de chaque pays. Mais lors de mes séjours, aucun visa n’était nécessaire.